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HOURY CHEKERDJIAN PEINTRE MEDIUMNIQUE
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Il ya peu de par le monde de peintres proprement visionnaires, de peintres don’t l’imagination cosmique métaphysique ou dont la spiritualité soient en mesure de passer dans la peinture de devenir peinture très peu.
HENRY RAYNAL ECRIVAIN ET CRITIQUE D’ART
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Autodidacte, elle a toujours su peindre avec une sûreté instinctive, comme si elle n’avait fait que cela dans ses vies antérieures et qu’elle ne ferait que cela dans ses vies futures.
Branchée sur les apparences de l’au-delà et donc au-delà des apparences, sa peinture visionnaire baigne dès le début dans une lumière métaphysique comme si, aurait dit Huxley, les portes de la perception étant nettoyées, les choses les plus humbles, un oignon, une pomme, une pierre, et les choses les plus nobles, la montagne, la sphère, le visage, les yeux, symboles de centralité, de totalité et de perfection, lui paraissait comme elles sont en réalité, infinies.
Son itinéraire pictural s’identifie à un grand œuvre alchimique, du plomb des toiles grises exécutées avec une consciencieuse minutie à l’or des toiles fauves réalisés dans un débordement d’énergie médiumnique.
Itinéraire qui est celui de la mutation de fruit et de la pierre, à travers la médiation de la sphère en roue solaire, en visage et en œil, et de la montagne, à travers la médiation de la pyramide, en main de bénédiction. Ces images, des rochers flottants aux anges souriants avec leurs regards magnétiques, ne s’originent pas dans le monde sensible mais dans le monde intermédiaire dit imaginal, où d’après la tradition d’Ibn Arabi, les esprits se corporalisent et les corps se spiritualisent.
En éveil au point de confluence des deux mondes, dans cet entre-deux séminal, lieu des échanges et des métamorphoses, Houry Chekerdjian, tel un thérapeute cosmique, transmet médiumniquement ses images et messages d’intégration et d’harmonie à un monde en proie au grand désordre des fins de cycle. C’est le seul peintre New Age du Liban.
Joseph TARRAB
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Il faut bien connaître Houry Chekerjian, connaître son parcours artistique pour mieux saisir ces personnages inquiétants pour certains, aux regards inquisiteurs…Bien la connaître et avoir assez de sensibilité pour pouvoir l’accompagner dans l’un de ses voyages qu’elle réussit à entreprendre et qui la mènent dans un univers qui lui est propre et absolument particulier.
A l’exposition qui lui est réservée, nous la retrouvons dans la rigueur de la composition. Et nous la percevons encore mieux dans cette volonté de l’acharnement qu’elle met à débusquer sous l’enveloppe des apparences sensibles, le parcours des ombres, pour nous donner à voir autre chose, ce quelque chose de mystérieux, d’insaisissable parfois, mais qui donne sans conteste l’existence de son sens profond. Femme d’idées passionnées, artiste attirée par les mondes ésotériques, Houry est cette personne médiumnique qui observe le monde pour mieux le dépasser et atteindre ces lieux se trouvant à la croisée de chemins astrales, habités par des personnages dont l’aura et l’acuité du regard forcent la réflexion.
L’œuvre tient les clés du secret A qui sait bien l’observer
C’est un moment rare que de pénétrer dans l’atelier de Houry Chekerjian. Chaque visite renouvelle la précédente et c’est chaque fois un nouveau détail qui se donne à lire… Si il y a une sortie au fond de l’espace, c’est peut-être là qu’elle se trouve dans ces compositions oscillant entre deux mondes. Surtout n’interroger pas l’artiste du regard… Tel le sphynx Houry gardera le silence… L’œuvre tient les clés du regard pour qui sait bien l’observer. Ne cherchez pas dans ces « portraits » des détails superflus…Houry ne cherche qu’à rendre l’essentiel, sans fioritures, laissant seul le graphisme s’exprimer, jouant tout simplement avec la densité des couleurs pour attirer la lumière. Un monde d’ailleurs où règnent des « maîtres à penser :…Des invitations au voyage… Sans nous imposer la destination, ces êtres vous induisent dans un univers qui n’est pas au-delà de nous, mais en nous. Et nous pénétrons ainsi de plain-pied dans les méandres de l’inconscient, là où la matière n’existe pas, où seul l’esprit vagabonde, délaissant l’enveloppe encombrante du corps. Derrière les masques des visages pénétrés par l’imaginaire, par l’imaginé, l’âme part en quête de son identité oubliée… Et on suit comme envoûté. Ce regard qui vous invite à l’intériorisation, à la recherche des pensées inconnues de la conscience. Paul Klee disait : « Rendre visible l’invisible… » Restaurer entre le perçu et l’imaginé cette communication jadis pleinement possédée, aujourd’hui perdue… C’est à ce « rêve » éveillé que Houry cherche à nous entraîner par ses « images » véhiculant toujours le même symbole.
SONIA NIGOLIAN LA REVUE DU LIBAN
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HOURY CHEKERDJIAN
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